Assurance habitation : comment être indemnisé en cas de dégât des eaux et éviter les refus ?
Assurance habitation : comment être indemnisé en cas de dégât des eaux et éviter les refus ?
Réponse rapide
Pour être bien indemnisé, il faut déclarer rapidement, limiter l’aggravation des dégâts, documenter par photos et justificatifs, et respecter les procédures (recherche de fuite, constats). Les refus viennent souvent d’un manque de preuves, d’un entretien insuffisant, ou d’une cause exclue par le contrat.
Pourquoi le dégât des eaux est un sinistre “piégeux”
Le dégât des eaux est l’un des sinistres les plus fréquents en France, mais aussi l’un des plus contestés. La difficulté vient du fait que l’origine peut être multiple : fuite interne, infiltration par toiture, canalisation commune, fuite chez le voisin, humidité progressive. Selon l’origine, la garantie, la prise en charge et la responsabilité ne sont pas les mêmes.
Les premières actions à faire immédiatement
Dès que vous constatez une fuite ou une infiltration, réduisez l’impact : couper l’eau si nécessaire, protéger les meubles, éponger, aérer, et surtout éviter l’aggravation. Cette étape est importante car l’assureur peut estimer que l’assuré a laissé le dommage s’étendre par négligence. Ensuite, prenez des photos détaillées : murs, plafonds, sol, meubles, source présumée, traces d’humidité.
Pourquoi la preuve visuelle est souvent décisive
Les dégâts évoluent avec le temps. Une photo prise le jour même permet de montrer l’étendue réelle. Il est aussi utile de photographier les zones encore humides après quelques jours pour prouver la persistance et justifier une intervention d’assèchement.
Déclaration et documents utiles
Déclarez le sinistre dans les délais prévus (souvent 5 jours ouvrés). Joignez des photos, une description claire, et si possible un premier devis. Si la fuite vient d’un voisin, un constat dégât des eaux peut être demandé. Dans certains cas, l’assureur exige une recherche de fuite : c’est un point souvent source de tension, car tous les contrats ne la couvrent pas automatiquement.
Les causes fréquentes de refus ou de réduction
Un assureur peut refuser si l’origine n’est pas couverte (ex. infiltration lente non déclarée, défaut d’entretien manifeste), si les dégâts sont anciens, ou si l’assuré n’a pas pris de mesures minimales. Les contrats distinguent parfois l’indemnisation des dommages et la réparation de la cause. Il est possible d’être indemnisé pour un mur abîmé mais de devoir payer la réparation d’une canalisation privée.
Comment sécuriser votre indemnisation
Gardez les biens endommagés tant que l’assureur n’a pas donné son accord, conservez les factures ou preuves d’achat, et demandez un écrit si vous devez jeter pour raisons sanitaires. Si vous êtes en copropriété, informez aussi le syndic, car l’origine peut provenir des parties communes. Une gestion structurée et rapide réduit fortement le risque de contestation.